L'Écotourisme en Gironde

Entrer le nom d'une plante :

Arbre à papillons, Buddleia

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Nom commun : 

Arbre à papillons, Buddleia

Nom latin : 

Buddleja davidii

Autres noms : 

Buddleia de David, buddleia du père David, lilas de Chine, lilas d'été, arbre de David

Famille : 

Loganiacées (classification classique) ou Buddléiacées (plus récent)

Origine : 

Chine et Himalaya

Taille : 

2 à 3 mètres (5 m maximum)

Description


Son nom Buddleia est un hommage à Adam Buddle (1660-1715), pasteur anglais, médecin et botaniste amateur. Davidii vient de son découvreur: le missionnaire français lazariste David (1826-1900) qui l’'a trouvé au centre de la Chine en 1869. Au cours de ses pérégrinations dans ce pays (entre 1860-1870), il a fait bien d’'autres découvertes dont celles du grand panda et du cerf du père David. Puis, l’'arbre retomba dans l’'oubli jusque vers 1890. Mais, il faudra attendre 1893 pour que les premières graines parviennent en Europe et soient semées. En France, le premier plant introduit date de 1895, dans la propriété de la famille Vilmorin. L’'arbre à papillons s’'est enfin démocratisé vers 1916.
Haute de 2 à 5 m (croissance très rapide: 1,5 m dès la première année!), sa silhouette naturelle et argentée est anticonformiste: dégarnie à la base, elle est très étalée et très ramifiée (d’'où l’'utilité de planter, à proximité, des plantes grimpantes comme les clématites qui grimpent dans la ramure). Pour éviter qu’'il ne se dégarnisse, il est conseillé de le rabattre, en hiver, aux 2/3, voire même à 50 cm au dessus du sol. Cela accroit aussi sa courte longévité (10 ans) et assure un floraison plus fournie (une vraie fontaine de fleurs!) car les inflorescences apparaissent sur les pousses de l’'année. On peut se contenter de couper les rameaux les plus anciens ou de l’'année passée à 5 cm de leur base. Les fleurs parfumées rappellent celles du gattilier et du lilas (d'où son nom de lilas d'été).
Ses feuilles lancéolées montrent leurs dessous blanchâtres à la moindre brise.
Rustique (zone 6), la souche supporte - 20°C. Il aime le soleil (au moins 4 h par jour), il résiste à la sécheresse et il s’'adapte à tous les types de sol (mais il préfère les terres légères et drainées). Chaque graine petite et vigoureuse a une appendice aplati qui fournit une bonne prise au vent pour se disperser plus loin. Le buddleia est donc considéré comme une espèce invasive du fait de son caractère très envahissant (un plant produit trois millions de graines!) à partir des années 1930. La Gironde est l'un des départements français qui possède les plus grands effectifs de cette plante. Lors de nos sorties éco-touristiques et de nos balades dans la nature en Gironde, nous l'avons rencontré dans tous les milieux, même les plus inhospitaliers: il symbolise le sans-gène car il colonise les friches et les bordures des axes de communication, voire même les murs et les trottoirs, en prenant la place des espèces indigènes. Aussi, est-il conseillé de planter dans les jardins que des espèces stériles. Son espérance de vie peut atteindre 30 ans.
En mettant en évidence la présence de terpénoïdes (buddlédines) dans l’'écorce des racines, des études scientifiques ont confirmé sa toxicité, notamment sur les poissons. A l’'exception (parfois) de celle du sphinx tête de mort, peu de chenilles s’'en nourrissent. Par contre, le parfum suave et le nectar sucré de ses pannicules de fleurs (bleu, rose, violet, blanc et plus rarement jaune) en font un vrai bar pour la petite gente ailée: en effet, les fleurs attirent, de fin juin jusqu’'à octobre, énormément de papillons adultes (vulcain, petites-tortues, paon de jour, machaon, moro-sphinx ne peuvent pas s'en passer!) et d‘es insectes (petits coléoptères, abeilles… et guêpes!). Sur la vidéo tournée dans notre jardin de la biodiversité par TV 7 (dont le lien d'accès se trouve en page d'accueil), vous découvrirez une courte séquence concernant cette plante au bout de 3'20".
Ses inflorescences qui peuvent atteindre 60 cm de long (chez veitschiana) font de jolis bouquets champêtres et surviennent à une époque où la majorité des arbres se sont fanés depuis longtemps. Le poids des panicules fait alors ployer les branches qui se courbent: l’'arbre ressemble à une fontaine de fleurs!
Son cousin de Madagascar, le buddleia madagascariensis, présente, lui, d'originales grappes de fleurs jaunes.

Application en phytothérapie


La médecine occidentale semble l'ignorer. Par contre, la médecine chinoise l'a toujours utilisé pour ses propriétés cicatrisantes car il contient des substances (les iridoïdes) réparatrices et antiradicalaires. En cosmétique, l'extrait de feuilles est utilisé pour protéger la peau du vieillissement.
Comme il contient de l'aucubine (un alcaloïde), le buddleia est toxique.


Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.