L'Écotourisme en Gironde

Entrer le nom d'une plante :

Chelidoine

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Nom commun : 

Chelidoine

Nom latin : 

Chelidonium majus

Autres noms : 

Grande éclaire, herbe aux verrues, herbe d'hirondelle, Herbe de Sainte Claire, Herbe aux boucs, felougne, herbe oculaire, coco jaune, sologne

Famille : 

Papavéracées

Origine : 

Europe

Taille : 

de 20 à 70 cm

Description


Fréquente au pied des haies ou des murs ombragés, la chélidoine y forme de belles touffes avec des tiges fragiles et velues, des feuilles molles, veloutées et précoces (stylisées dans la sculpture romane), profondément découpées (feuilles presque composées quand l'échancrure atteint la nervure principale), d'un beau vert dessus et glauques dessous. Les fleurs jaune vif sont présentes pendant plusieurs mois (en mai-juin, puis de nouveau en été jusqu'en octobre si la plante a été rabattue après la floraison). C'est une plante pérenne, mais non vivace car sa souche rhizomateuse finit par se nécroser et la plante meurt.
Jadis, nos ancêtres -toujours très imaginatifs!- lui attribuait d'’étranges pouvoirs. Dans l'Antiquité, on croyait que les hirondelles (chelidon est l'anagramme de delichon = hirondelle, en grec) employaient son suc pour soigner la cécité de leurs petits! Une autre hypothèse serait que la plante apparait et disparait à la même époque que les hirondelles. Quant aux alchimistes, ils utilisaient cette plante (coeli donum = présent du ciel) dans leurs recherches car la sève a la couleur jaune de l’'or (théorie des signatures) qui brunit ensuite au contact de l'air. Il y aurait dans la sève une substance qui paralyserait les insectes. On raconte qu'un prisonnier réussira son évasion s'il porte sur lui de la magique chélidoine: l'empoisonneuse La Brinvilliers aurait essayé ce procédé...sans succès, bien sûr! Au Moyen-Âge, sa culture autour des monastères se généralise car on la considère comme une panacée.
Sur la vidéo tournée dans notre jardin de la biodiversité par TV 7 (dont le lien d'accès se trouve en page d'accueil), vous découvrirez une séquence concernant cette plante (et sa sève jaune) au bout de 4'50".
Les tiges sont molles et très cassantes, hérissées de poils épars. Les feuilles sont découpées en lobes rappelant ceux du chêne. Les fleurs jaunes ont quatre pétales comme les Brassicacées (famille du chou et du radis); mais, les étamines assez nombreuses, les pétales chiffonés dans le bouton floral et les deux sépales poilus qui tombent au moment de l'ouverture de la fleur trahissent son appartenance à la famille du pavot. bien que sans nectar, les attirent les insectes par son pollen abondant. Toute la plante répand une odeur désagréable. Le fruit sec est une capsule allongée de 3 à 5 cm, s'ouvrant de bas en haut par deux valves. Les graines sont d'abord blanches, puis noires prenant l'aspect de dragées au chocolat. Elles portent des excroissances blanches contenant une substance huileuse qui attire les fourmis (dispersion).
Pour avoir des informations complémentaires, de manière ludique, consulter: La revue "La Hulotte" n° 58 p. 38.

Application en phytothérapie


NE PAS UTILISER EN USAGE INTERNE (toxique et âcre)! La sève, déposée durant 10 à 30 matins consécutifs sur les verrues (ou sur la corne des pieds) assèche celles-ci et les élimine, mais son utilisation n'est pas sans danger! En effet, le latex contient une douzaine d'alcaloïdes irritants et même paralysants pour les voies respiratoires!
Étendu d'eau, le latex était, autrefois, utilisé pour soigner les ophtalmies (d'où le nom de "grande éclaire").


Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.