L'Écotourisme en Gironde

Entrer le nom d'une plante :

Fumeterre officinale

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Nom commun : 

Fumeterre officinale

Nom latin : 

Fumaria officinalis

Autres noms : 

Pied-de-géline, pied-de-céline, herbe à la veuve, fiel de terre, pisse-sang, chausse rouge, herbe à la jaunisse, herbe à la verrue, pisse-sang, soupe-au-vin, lait battu

Famille : 

Fumariacées

Origine : 

Europe

Taille : 

15 à 70 cm

Description


Fumeterre = "fume terre". On se perd sur l'origine de son nom: vient-il de la teinte confuse de ses feuilles et dont les flammes seraient les fleurs? de sa saveur amère et salée, avec un relent de fumée et de suie? de la croyance que cette plante naitrait d'une émanation du sol et qu'elle ressemblerait, pour certains, à une fumée sortant de la terre lorsqu'elle est vue de loin? du pouvoir lacrymogène de la plante qui fait pleurer comme la fumée lorsqu'on la coupe en morceaux?
Quant à son nom populaire d'herbe à la veuve, il est probablement l'expression de la malice paysanne qui verrait dans l'âcreté du parfum de son suc un moyen d'aider les yeux les plus secs à pleurer!
En France, on recense 6 à 17 espèces de fumeterre dont la détermination précise n'est pas toujours aisée, d'autant plus qu'il y a une large variabilité d'un individu à l'autre pour une même espèce de fumeterre. Elles sont voisines du corydale et des Papavéracées, mais elles ne secrètent pas de latex. Ce sont des plantes rudérales, anthropiques car le remuage de la terre (labours) les avantage par rapport à leurs concurrents végétaux plus lents à se développer. Cette annuelle accompagne donc toujours les cultures.
LA FUMETERRE OFFICINALE est une annuelle aux tiges emmêlées, grêles, glauques (vert bleuté), rameuses, d'odeur nauséabonde rappelant l'oeillette quand on les froisse. Les minuscules feuilles, vert glauque, bien pétiolées, très finement découpées (un peu vaporeuses), ont la forme des empreintes de canards, éventuellement de pieds de poule (d'où le nom "Pied-de-géline")! Chaque segment se termine par une curieuse petite pointe rougeâtre. D'avril à septembre, ses petites fleurs allongées, de forme complexe, presque horizontales, roses tachées de pourpre à la pointe, sont réunies en épis aérés. la petite bosse à l'arrière est un éperon qui contient le nectar. Le fruit est une petite capsule ronde (avec un petit creux au sommet!) contenant une seule graine: ils sont regroupés en grappes lâches comme l'étaient les fleurs dont ils sont issus. La racine est pivotante et blanc jaunâtre.
La FUMETERRE DES MURAILLES F. muralis, moins courante en milieu urbain, a des fleurs plus grandes (1 cm), en grappes moins denses (une quinzaine de fleurs par grappe).

Application en phytothérapie


ÉVITER LE CONTACT DU FER.
On utilise avec succès toute la plante (sauf la racine), avec une préférence pour les fleurs (infusion de 25 g/L) depuis l'époque de Dioscoride (premier siècle de notre ère). Les propriétés phytothérapiques du fumeterre sont connues depuis l'Antiquité, à travers les écrits de Dioscoride, Gallien, d'Avicenne et de Matthiole.
Grâce aux alcaloïdes (fumarine, protopine, hydrastine) qu'il contient, son emploi est indiqué pour réguler le foie et pour remédier aux digestions difficiles, aux lourdeurs et aux nausées, aux dysfonctionnements de la bile et aux migraines d'origine hépatique (action antagoniste de la sérotonine). C'est aussi un diurétique et un bon dépuratif (élimination des toxines accumulées au bout d'une cure de sept jours). En lotion, elle soigne les affections cutanées (dartres, eczéma).
Avec l'angélique et le frêne, elle fait partie des plantes qui sont censées nous rendre centenaires!


Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.