L'Écotourisme en Gironde

Entrer le nom d'une plante :

Hovenie sucrée, Hovenie douce

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Nom commun : 

Hovenie sucrée, Hovenie douce

Nom latin : 

Hovenia dulcis

Autres noms : 

Raisinier de Chine, jujube zig-zag, Ken Pokanas, Ken, Sicku, siku (Japon)

Famille : 

Rhamnacées

Origine : 

Chine

Taille : 

jusqu'à 12 m en France (20 m en Asie)

Description


Voilà un arbre que nous rencontrons que trop rarement lors de nos sorties découvertes dans la nature en Gironde.
Nom dédié au néerlandais David Hoven (XVIIIè siècle) qui finança les expéditions du botaniste Thunberg. Cet arbre est fort rare en France. A Paris, un exemplaire se trouve au parc Henri Collet (18, rue Gros. Paris XVè).
Écorce gris clair, avec des lenticelles peu apparentes. Les feuilles sont caduques, alternes, dentées, glabres, de 10-15 cm, en forme de coeur, contenant de l'hodulcine. Dès mai et jusqu'en juillet, apparaissent les racèmes d'inflorescences blanc-crème, parfumées et mellifères, à base 5 (pour le calice, la corolle et les étamines). Après la floraison, il se forme de petits fruits ronds avec une graine dans chacun d'eux. Mais, ce n'est pas le fruit qui est consommé, mais son pédoncule!!! En effet, progressivement, les pédoncules floraux gonflent, se contorsionnent et deviennent noueux, charnus et sucrés, d'abord verts (voir la photographie centrale ci-dessus), puis brun rougeâtre. A pleine maturité (à partir de septembre), il acquiert un gout de fruit sec. Leur saveur est un mélange de raisin sec, de poire, de figue sèche et de jujube! Tout en longueur (20 cm environ) et très riches en sucre (20 à 30% dont glucose, saccharose et fructose), ils se consomment une fois tombés au sol (septembre-octobre). C'est à cette époque que nous parcourons les parcs publics pour recenser les hovénies qui sont facilement repérables, têtes penchées en avant en regardant le sol (et non en observant les arbres!). Il produit beaucoup et il est regrettable qu'aucune étude n'ait été faite pour améliorer sa productivité naturelle (rappel: nous avons fait la même remarque à propos de notre arbousier indigène).
En Corée du sud, l'hovénie est assez rare et c'est un des bons candidats pour remplacer les eucalyptus tout en préservant la biodiversité.

CULTURE:
Il est difficile à bouturer: chaque fois que nous voyons une hovénie sucrée, il n'y a aucun rameau partant du tronc dans les trois premiers premiers mètres, comme si l'arbre avait tendance à perdre ses branches basses.
Il reste donc le semis: il faut semer assez rapidement (selon les sources, dès l'automne, dans le mois qui suit la chute des fruits ou à la rigueur dans les six mois -au début du printemps-). Comme elles sont dures, il faut soit fendre délicatement leur enveloppe (scarification), soit les placer quelques secondes dans l'eau chaude (5 à 10 secondes) suivi d'un bain dans l'eau glacée et ensuite racler un peu le tégument. Puis, on les laisse dans l'eau jusqu'à ce qu'on aperçoit le réveil végétatif (début de germination) c'est-à-dire en moyenne 10 jours. En serre froide, on sème alors dans un pot de 5 cm de profondeur contenant 50% de tourbe et 50% de sable. Selon les témoignages, la durée de germination est variable: 3, 12, 17 mois. La plantule ne doit pas être exposée au gel les premières années. Elle grandit très vite (50 cm de haut en un an). On la transplantera dans un sol bien drainé, humide et suffisamment lumineux. Les sujets âgés et bien installés résistent à des gels jusqu'à - 20° (zone USDA: 6).

Application en phytothérapie


Les pédoncules sont très énergétiques par leur taux de sucre et de protéines (15 % pour ces dernières).
La Korea Food & Drug Administration considère que l'hovénie permet de traiter l'alccolisme grâce à la quercétine (qui agit notamment sur le foie).
Au Japon, on extrait des feuilles une substance qui diminue le goût sucré!


Les recettes de cuisine


Une fois tombés au sol, les pédoncules floraux se dégustent: crus ou cuits, frais ou séchés. Ils peuvent remplacer le miel (Japon). Ils entrent dans la fabrication des bonbons et même d'un vin!
Lors de la dernière visite annuel au jardin de la biodiversité de Mérignac (dernier week-end d'octobre), nos visiteurs ont le privilège de déguster ces rares et curieux "pédoncules" (car ce n'est pas un fruit!) et repartent avec un souvenir inoubliable de cette expérience gustative typiquement japonaise.
Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.