L'Écotourisme en Gironde

Entrer le nom d'une plante :

Pêcher

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Nom commun : 

Pêcher

Nom latin : 

Prunus persica

Famille : 

Rosacées

Origine : 

Chine, Mongolie

Taille : 

3 - 5 m

Description


Il est cultivé depuis des temps immémoriaux en Chine où des poèmes célèbrent ses fleurs, symbole de renaissance, de jeunesse, d'amour fugace, de virginité et de fécondité. Par la route des caravanes transportant la soie d'Extrême-Orient et les épices d'Inde, il se déplaça vers le Moyen Orient (pêche vient de "persica" car on le croyait originaire de Perse). En 332 avant notre ère, les soldats d'Alexandre le découvrirent en Perse et le ramenèrent en Grèce. Les Romains attendirent le premier siècle de notre ère pour le planter et ils achevèrent de le diffuser dans les pays conquis. Sa culture en Europe occidentale remonte à un millier d'années. A la Renaissance, il y avait déjà une quarantaine de variétés en France. Du XVIe à la fin du XIXe siècle, les pêchers connurent leurs heures de gloire à Montreuil, disposés en espalier le long de 600 km de murs, exposés à l'est ou au sud, palissés à la loque (bande de vieille étoffe): ils approvisionnèrent la population parisienne, ainsi que les têtes couronnées d'Europe et de Russie. Certaines pêches étaient mêmes "tatouées": un dessin découpé dans du papier (profil des personnalités du XIXe siècle, par exemple) était collé sur leur surface avec de la bave d'escargot pour que cette partie cachée par le pochoir ne fut pas colorée par le soleil.
De nos jours, la pêche est la deuxième espèce fruitière cultivée en France (après la pomme), surtout dans la moitié sud. Comme sa période de maturité ne dépasse pas 10 jours, il existe une multitude de variétés pour en produire de genre à septembre. On distingue: les pêches jaunes (60% du total), les pêches blanches (en progression), les pêches de vignes (les plus tardives, à chair veinée de rouge et à saveur musquée). On peut aussi les classer en pêches à noyau libre pêches vraies et fermes) et celles à noyau adhérent (les pavies, utilisées pour la conserve).
Les feuilles sont pliées en long durant leur jeunesse, lancéolées, dentées en scie. Attention! leur concentration en acide cyanhydrique les rend toxique pour le bétail. Avant la feuillaison, les fleurs roses apparaissent, solitaires ou géminées, en mars-avril. Le fruit se développe sur le bois de l'année précédente. Toute partie ayant déjà fructifiée ne donnera plus jamais de fruit. On ne peut s'empêcher de souligner la sensuelle et féminine beauté du fruit, comme nous le rappellent les noms de diverses variétés:
Téton de Vénus, Mignonne, Belle impériale... Bien qu'elle ait disparue de nos étals, notre préférence va à la rougeâtre pêche de Vigne, la plus parfumée de toutes.
Pour les traitements biologiques contre la cloque du pêcher, consulter notre rubrique "la bible de l'écojardinier". Contre la monoliose, à titre préventif, pulvérisez du sulfate de cuivre, éclaircissez les fruits, enlevez les branches mortes, sans oublier les traitements d'hiver. Enlevez et brûlez les fruits atteints.

Une question nous est souvent posé lors des visites du jardin de la biodiversité de Mérignac (Gironde): quelle est la différence entre une nectarine et un brugnon? La première a un noyau lisse qui se détache facilement de la chair (idem pour la peau du fruit), alors que la chair du brugnon adhère au noyau. Toutes les deux ont la peau lisse.

Application en phytothérapie


FEUILLES, FLEURS ET AMANDES SONT TOXIQUES (amygdaline qui libère l'acide cyanhydrique). Seul, le sirop de fleurs en dosage précisé par un médecin est prescrit comme sédatif et laxatif.
La pêche possède de remarquables qualités antioxydantes, liées à ses substances flavonoïdes (protection des capillaires sanguins)et à ses pigments (anthocyanes rouges et xanthophylles jaunes freinent le vieillissement cellulaire prématuré, les maladies cardiovasculaires et l'apparition du cancer). Il ne faut pas hésiter à manger la peau des pêches de votre jardin car c'est là surtout que se concentrent les antioxydants (surtout chez les pêches jaunes et les pêches de vigne). Ce n'est pas pour rien que c'est le fruit emblématique de Vénus et qu'elle représente l'amour sensuel en Chine!
La pêche renferme 85% d'eau (une qualité bien appréciée en été), des sucres (leur taux peut varier du simple au double suivant l'exposition au soleil), des vitamines (provitamine A surtout dans les jaunes, B1, B2, PP, C) et du potassium. Mûre, grâce à la pectine, c'est un fruit bien toléré des estomacs fragiles (y compris ceux des bébés), à la fois peu énergétique (40-45 Cal/100 g c'est-à-dire comme un pamplemousse), rafraîchissant et apéritif. Voilà autant de bonnes raisons pour que vous croquiez à pleines dents dans ce fruit, roi de l'été!
Côté beauté, la pulpe a les mêmes usages que celle de l'abricot (un masque, appliqué pendant un quart d'heure, redonne du velouté aux peaux déshydratées).


Les recettes de cuisine


Une fois cueillies, les pêches n'évoluent plus dans leur mûrissement. Il faut donc les acheter bien mûres et très parfumées, souples sous le doigt, sans tache, avec une belle coloration de peau. Préférer -bien sûr- celles en cagettes qui sont mieux protégées que celles présentées en vrac sur l'étalage.
ATTENTION! Comme la cerise, l'abricot, l'amande et la prune, la pêche peut provoquer des réactions allergiques, notamment pour les personnes allergiques à l'aspirine (car le fruit contient des salicylates).
En version sucrée, elle se décline en gratin, confiture, tarte et nectar. En version salée, elle se marie bien avec le foie de veau, le canard, les volailles et le crabe.
Recette de la confiture à la fiche "ronce".
Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.