L'Écotourisme en Gironde

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Physalis du Pérou

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Nom commun : 

Physalis du Pérou

Nom latin : 

Physalis peruviana

Autres noms : 

Groseille du Cap, coqueret du Pérou, capuli, poc-poc, alkékenge du Pérou

Famille : 

Solanacées

Origine : 

Région andine du Vénézuela, de la Colombie au Chili (entre 800 et 3000 m d'altitude)

Taille : 

1,5 m.

Description


Bien qu'étant de la même famille que la tomate (et avec les mêmes pratiques culturales), la physalis du Pérou, découverte au XVIè siècle, n'a pas réussi à s'imposer aussi bien qu'elle dans nos jardins français.
Ce buisson touffu (surtout si on épointe régulièrement les tiges) a un port retombant (nécessité d'un tuteurage). La feuille est en forme de coeur, légèrement duveteuse. Les fleurs sont jaunes maculées de noir. Les fruits démontrent combien la Nature peut être ingénieuse. Ils ressemblent à ceux de l'amour en cage. A l'intérieur du calice gonflé (physos = gonflé) en forme de lanterne chinoise, se trouve une fruit sphérique (1,5 - 2 cm de diamètre) jaune sucré, légèrement aigrelet, avec une saveur intermédiaire entre celle de la groseille et celle de l'ananas.

CULTURE:
La durée germinative des graines est de 2-3 ans. Entre février et avril, semer à l'intérieur, à 18°, pratiquement en surface (2 - 3 mm de terre). La levée apparait au bout d'une douzaine de jours. En mai, mettre en place par repiquage en plein air. Lorsque la plante atteint 30 cm de haut, supprimer la pousse centrale et tuteurer. La plante n'est pas vivace à l'extérieur (gélive à -1°), mais en serre bien ventilée (et au moins 1à 5°), elle l'est si on la recèpe chaque année: on a alors le plaisir d'avoir des fruits pratiquement toute l'année. Exigeante en soleil (mais les jeunes plants doivent être protégés du soleil) et en eau à la belle saison, elle craint les sols mal drainés en hiver et le vent violent. Elle attire hélas de nombreux aleurodes contre lesquelles il est difficile de lutter (voir dans notre "bible de l'écojardinier" les diverses techniques pour tenter de les combattre)! Elle a les mêmes maladies que la tomate (donc pour les traitements, voir la fiche "tomate").
Cette espèce est très cultivée en Nouvelle-Zélande et aux U.S.A., où des hybrides (Golden Berry, Giabt Poha Berry) ont été crées pour résister à de faibles gelées.

Certaines années, le jardin abrite d'autre physalis comestibles: l'alkékenge P. alkekengi (meilleure cuite) et P. francheti (ornemental, mais meilleure que la précédente), P. pruinosa (plus petit: 0,5 cm, mais plus savoureux avec un arrière goût de pâte d'amande), P. ixocarpa (tomatillo: voir la fiche de cette plante sur notre site), P. officinal(= P. alkekengi; vivace; comme ses fruits sont plus acidulés, ils se mangent plutôt en confiture ou confit dans le vinaigre), P. angulata, P. obscura, P. pubescens (à feuillage pubescent; petites baies au ras du sol plus précoces et plus douces que peruviana) et P. viscosa.


Application en phytothérapie


Propriétés sédatives contre les rhumatismes et la fièvre. Dans sa région d'origine, le fruit serait utilisé pour ses propriétés diurétiques. Peu calorique (45 calories pour 100 g), il est riche en vitamines A, B, PP et C (60 mg pour 100 g), potassium, calcium, fer, pectines.


Les recettes de cuisine


Détacher le fruit en le soulevant à l'inverse de la courbure de son pédoncule (comme pour les tomates). Le déballer et jeter le papier-lampion biodégradable, déguster le "bonbon du potager" sucré et acide à la fois... C'est son emballage naturel ("la cage") qui permet une longue conservation de ce fruit.
Le fruit au centre est mûr lorsqu'il est orange, avec un calice sec. Frais, il apporte une note exotique inimitable dans la salade de fruits) ou confit dans une saumure aigre douce (Amérique centrale) ou enrobé d'un sirop de sucre recouvert de chocolat (ou de caramel) ou en confiture (contrairement à beaucoup d'autres fruits, son goût s'accentue alors) ou dans des tartes.
La congélation (ou le gel) passe pour améliorer la saveur.
Si on cuit les baies avec des volailles, des poissons ou des crevettes, il vaut mieux enlever leur épiderme (amer).

RECETTE DES PHYSALIS D'AMOUR :
Voir la fiche "fraisier", à la rubrique "recettes de cuisine" (procéder comme avec la fraise d'amour en remplaçant la fraise par la physalis).

RECETTE DU SIROP D'AMOUR:
Passer au mortier les baies, quelques tiges et feuilles. Verser la bouillie dans une toile et extraire le jus par torsion. Chauffer légèrement. Puis, ajouter le même poids de sucre. Ce sirop ne se conserve hélas que quelques jours au réfrigérateur.

RECETTES DE LA CONFITURE, DE LA GELÉE, DU SIROP, DE LA LIQUEUR ET DU SORBET DE PHYSALIS: voir la fiche "ronce" rubrique "recettes de cuisine" (on remplace simplement les mûres par les physalis dans ces recettes).

BAIES DE PHYSALIS DU PÉROU A L'EAU DE VIE (recette pour 1 kg):
Extraire la baie de son enveloppe protectrice. Recouvrir d'eau de vie avec un bâton de cannelle et des clous de girofle.
Au bout d'un mois, préparer un sirop de sucre (150 g de sucre juste mouillé d'eau, amené à l'ébullition). Quand il est froid, le verser dans le bocal contenant les baies de physalis immergées dans l'eau de vie. Attendre encore un mois avant de consommer.
Variante avec d'autres fruits: voir la confiture de vieux garçon (recette donnée sur la fiche "merisier").

VIN D'AMOUR EN CAGE:
Mélanger une douzaine de fruits écrasés, 5 cuillères à soupe de sucre fin, un verre d'eau de vie et 1 L de vin blanc. Laisser macérer pendant une semaine. Filtrer et laisser vieillir.
Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.