L'Écotourisme en Gironde

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PLANTES CARNIVORES EN GIRONDE

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Nom commun : 

PLANTES CARNIVORES EN GIRONDE

Description


Longtemps, personne n'a cru à une chose aussi incroyable. Puis, une fois leur existence reconnue, c'est l'imaginaire outrancier qui l'a emporté avec les arbres anthropophages. Pourtant, ces plantes sont minuscules et même bien plus petites qu'on le pense. Il faut se pencher au ras du sol pour les observer en lisière d'une eau presque aussi acide que du Coca Cola.

La droséra à feuilles rondes a des feuilles pourpres d'un centimètre de diamètre avec des tentacules aux extrémités revêtues d'un glu qui tue. Jadis, pour éviter le mauvais ?il, il fallait la ramasser à reculons! Comme toutes les plantes carnivores, elle pousse sur des sols très pauvres et en plein soleil.

Au début des années 80, je me souviens avoir vu des grassettes dans les fossés, près du lac du Bousquet (Hostens). Le nom de la plante évoque l'aspect graisseux de ses feuilles vert pomme. En latin, Pinguicula = petite grasse. une fois qu'un insecte s'est collé au limbe de la feuille, celle-ci se creuse très lentement et la dépression se remplit d'enzymes "gloutons" pour agir comme un estomac provisoire. La digestion commence une heure environ après la capture et dure deux jours pour une mouche minuscule. Les grains de pollen (riche en protéines) sont aussi digérés.

Au parc de l'Ermitage (Lormont), se développe un curieuse plante aquatique, repérable lors de sa floraison jaune de juin à août: l'utriculaire commune. Son nom vient de ses petites outres qu'on a pris longtemps pour des flotteurs à demi-transparents avant de comprendre que c'était des pièges. Le piège est fermé par un clapet qui ne s'ouvre que vers l'intérieur pour créer une aspiration. Quand une proie touche les cils, le clapet s'ouvre d'un coup et se referme sur la prie aspirée. Une goutte de mucus scelle le clapet et la digestion commence. Quand elle est terminée, l'outre se dépressurise en rejetant de l'eau vers l'extérieur; sa pression interne devient alors plus basse que celle externe: le piège est réarmé. La plante capture des protozoaires, des petits crustacés du plancton, des larves d'insectes aux premiers stades de leur développement, des grains de pollens, des algues... Au printemps, elle se régénère grâce à des boutons de survie qui ont dormi au fond de l'eau. Ce n'est qu'en juin que se forme les premiers utricules. Ils sont si efficaces qu'il est rare d'en voir un vide.

Avec mon ami Rosello, je lance un appel pour tenter de trouver l'aldrovande à vessies, aux étonnantes mâchoires miniatures et des cils sensibles aux stimulations. La brisure de l'un d'entre eux ferme le piège en un cinquantième de seconde. Le mouvement végétal le plus rapide au monde! Cette plante mythique a sans doute disparue de nos étangs girondins, mais un aquariophile (ou des oiseaux migrateurs lors de leur retour d'Afrique) peut toujours l'avoir éventuellement discrètement réintroduite ou les oiseaux migrateurs qui avaient introduits jadis dans nos étangs girondin. Cette fragile plante tropicale et flottante a du se développer à l?Ère tertiaire, époque où le climat était plus chaud, puis elle s'est de plus en plus raréfié au point de disparaitre. Elle se plait dans les plans d'eau chauds, tranquilles, non pollués.

Les fausses carnivores se contentent se stopper les insectes qui veulent les grignoter en les engluant, mais sans les digérer. C'est peut-être là qu'il faut chercher l'origine des plantes carnivores. Exemples: le tabac, la passiflore, la sauge glutineuse, le silène visqueux.

Au jardin de la biodiversité de Mérignac, nous avons une collection de plantes carnivores exogènes dont certaines sont montrées sur nos stands d'exposition. Parmi celles-ci, la plus connue est la dionée avec sa feuille modifiée en piège à loups. Cette feuille n'a droit qu'à 3 ou 4 coups; ensuite, elle est épuisée et pourrit.

Les népenthès, les sarracenias et les darlingtonias ont transformé leurs feuilles, odorantes (narcotique) et vivement colorées souvent, en cornets avec un toboggan glissant conduisant tout droit dans leur "estomac". Au début, les plantes produisent leurs propres enzymes digestives. puis ce sont des bactéries (amenées par les proies) qui prennent la relève: les parois de la plante se contente alors d'absorber les substances ainsi dégradées. La sarracénie pourpre capable de vivre dans des climats frais a été introduite sur des tourbières du jura. Pas d'introduction de ces plantes en Gironde à ma connaissance.


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