L'Écotourisme en Gironde

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Prunier myrobolan

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Nom commun : 

Prunier myrobolan

Nom latin : 

Prunus cerasifera

Autres noms : 

Prunier-cerise

Famille : 

Rosacées

Origine : 

sud est de L'Europe et Asie occidentale

Taille : 

5 à 8 m

Description


On raconte qu'en 1148, les croisés buttèrent contre les remparts de la ville de Damas. Pour ne pas revenir bredouille, ils rapportèrent ce prunier. Ils furent raillés d'avoir organisé cette expédition "pour des prunes" (voilà l'origine de cette expression!). Aujourd'hui, il est plus connu sous sa variété ornementale à feuilles pourprées et à fleurs roses: Prunus pissardi. C'est celui que nous avons dans notre jardin de la biodiversité. On attribue au myrobolan (croisé avec le prunellier) la paternité de tous les pruniers de nos vergers dont ils seraient des hybrides.
Ses racines principales descendent profondément dans le substrat. Elles produisent des stolons.
Avant ou en même temps que l'apparition des feuilles (fin mars-début avril), les fleurs blanches (à long pédoncule) s'épanouissent, illuminant nos campagnes et nos parcs.
Prunes-cerises carmins, parfois jaunes, grosses comme des cerises, à la surface légèrement pruineuse, charnues et pleines de jus (sucré ou à peine acidulé), de juillet à septembre. Le noyau ne se détache pas de la chair. C'est un arbre ornemental fort sympathique (surtout la variété à feuillage rouge "Pissardii" à gros fruit de 3 cm de diamètre!) et très utile pour la biodiversité (oiseaux, abeilles). Jadis, il servait de porte-greffes pour les quetsches.
Une cousine, la prune de Briançon Prunus brigantiaca, ne pousse que dans les Alpes du Sud (Queyras), ressemble à un abricot et ne se vend que sous forme de confiture.

CULTURE:
Robuste, le myrobolan est accommodant pour l'exposition: soleil ou ombre. Pour le sol, il a une préférence pour ceux riches, modérément argileux, non acides, plutôt frais.

Application en phytothérapie


Voir prunier domestique


Les recettes de cuisine


ORIGINAL! Prunes dans le vinaigre : Le vinaigre est un puissant antiseptique. Vous avez le choix (éventuellement avec 10 à 20 g de sel/L) entre: vinaigre d'alcool blanc (titrant au moins 7°), vinaigre de cidre, vinaigre de vin, de Xérès, de malt. Pour éviter que l'eau contenue dans les prunes ne le dilue et pour que le vinaigre puisse prendre la place de l'eau dans les fruits, il faut au préalable déshydrater ces derniers en les faisant macérer 12 à 24 h dans du sel. Vous pouvez personnaliser votre vinaigre en y ajoutant des épices (clou de girofle, poivre, piment, gingembre), du sucre, du miel, du sel, des fleurs (capucine, violette), du jus de framboise, des aromates (estragon, aneth, menthe). Pour faciliter l'imbibition par le vinaigre, il peut être utile de piqueter les parties les plus dures (par exemple, près du pédoncule pour les fruits). Attention : le vinaigre réagit très mal avec les métaux courants (utiliser matières plastiques, inox, verre ou émail, bouchon de liège). On peut consommer deux mois plus tard.

RECETTES DE LA CONFITURE, DU SIROP, DE LA LIQUEUR ET DU SORBET DE PRUNES: voir la fiche "ronce" rubrique "recettes de cuisine" (on remplace simplement les mûres par les prunes dans ces recettes). Pour communiquer un petit goût d'amandes aux confitures, vous pouvez mettre des noyaux concassés durant la cuisson et que vous retirez à la fin de celle-ci.

Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.