L'Écotourisme en Gironde

Entrer le nom d'une plante :

Salsepareille d'Europe

1

Nom commun : 

Salsepareille d'Europe

Nom latin : 

Smilax aspera

Autres noms : 

Smilax dur, liseron épineux, asperge du pauvre, gramon de montagne, chiendent rouge, liset piquant, racine de lapin, liset, piquant, gramon de montagne, estaca paure

Famille : 

Smilacacées

Origine : 

Amérique latine

Taille : 

1 à 2 m

Description


Il existe 200 espèces de Smilax dans le monde. Toutes aiment la chaleur, y compris notre espèce "européenne" (qui, n'est pas indigène puisqu'elle a été introduite au XVIe siècle). Le nom vernaculaire "salsepareille" vient, initialement, de l'arabe: saras = plante épineuse, parilla = treille. Quant au nom scientifique: smilax = grattoir, asper = rugueux.
Cette liane, courante dans les départements littoraux de notre région aquitaine (Gironde, Landes et Pyrénées Atlantiques), se reconnait tout de suite tant elle multiplie des caractéristiques spécifiques:
- sa tige ligneuse et sillonnée court en zigzags anguleux et est munie d'aiguillons acérés et recourbées;
- ses feuilles persistantes et luisantes sont souvent bordées de piquants acérés(avec deux vrilles à la base du pétiole); en fait, il y a deux types de feuilles: vaguement en forme de coeur à la base, en forme de fer de lance pointue plus haut sur la tige;
- ses modestes fleurs (les femelles avec trois stigmates, mais sans les six étamines des mâles) blanc-verdâtre apparaissent en grappes d'août à octobre;
- ses baies rouges, de 2-4 mm de diamètre, aux allures de mortelles groseilles, contiennent des saponines TOXIQUES pour l'être humain. Par contre, les oiseaux les mangent et les dispersent: d'ailleurs,les graines (1 à 3 graines par baie) ont besoin de ce passage dans leur tube digestif pour pouvoir germer.
Quant à la racine, elle est bien plus modeste (volume d'un doigt seulement) que le gros faux-navet toxique de sa cousine la bryone.

Au Québec, c'est une tout autre plante qu'on appelle salsepareille: l'aralie chassepareille Aralia nudicaulis (Araliacées) dont la racine sert à lutter contre le stress.

Application en phytothérapie


NE PAS TOUCHER NI CONSOMMER LES BAIES !
On n'utilise que la racine en phytothérapie. Elle est dépurative. Elle stimule les fonctions de défense de notre corps. Elle soigne le psoriasis (en diminuant sa desquamation) et d'autres maladies de peau (syphilis, eczéma, herpès).
Elle contient des stéroïdes, dont la formule chimique est voisine de la testostérone et de la progestérone. En Amérique latine, elle est donc utilisée comme stimulante des fonctions sexuelles chez l'homme et au début de la ménopause chez la femme (effet régulateur).
Enfin, elle soigne la grippe, l'anorexie, l'arthrose et les rhumatismes. Les asthmatiques trouvent un certain soulagement à fumer la racine séchée et broyée à la place du tabac.


Les recettes de cuisine


RAPPEL: FRUITS TOXIQUES! Seules les jeunes pousses peuvent être mangées après les avoir ébouillantés comme les asperges (d'où son nom populaire "asperge du pauvre"). Les jeunes pousses entrent aussi dans la composition de la "bière des racines". Il semblerait qu'on fabrique une liqueur par macération des fleurs dans l'alcool avec du sucre.
Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.