L'Écotourisme en Gironde

Entrer le nom d'une plante :

Sumac

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Nom commun : 

Sumac

Nom latin : 

Rhus

Famille : 

Anacardiacées

Origine : 

Bassin méditerranéen

Taille : 

1 à 4 m

Description


Voisins des pistachiers, le genre Rhus compte 150 espèces environ. Près d'une dizaine d'entre elles sont présentées au fond du jardin botanique de la rive gauche de Bordeaux.
Le SUMAC DES CORROYEURS Rhus coriaria (corroyère) est indigène: il se rencontre dans les stations chaudes de notre région Aquitaine, en Languedoc et en Provence. Il est un arbrisseau, aux épais rameaux bruns, très velus/hérissés, laissant écouler un suc laiteux à la cassure. Il est très drageonnant, ce qui est un aspect intéressant si on doit stabiliser des terrains instables ou mouvants. Les feuilles alternes sont composées de 9 à 15 folioles, d'un vert jaunâtre. Inconfondable, il est le seul ligneux indigène à cumuler simultanément ces trois caractéristiques: des feuilles pennées, dentées et velues sur les deux faces. De plus, l'axe central est ailé vers le haut. Ces feuilles sont toxiques pour les petits herbivores (mouton, chèvre) qui en seraient trop gourmands. En juin-juillet, les fleurs hermaphrodites ou dioïques sont blanchâtres et très petites, rassemblées en grappes dressées, coniques et terminales. En automne, il devient le plus orgueilleux des arbrisseaux en s'empanachant de pourpre. Ce sont les thyrses dressés des fruits brun rougeâtre, très velues/hérissés.
Comme l'indique son nom d'espèce (coriaria: relatif au cuir), il est utilisé pour le tannage des cuirs car il est riche en tanin (jusqu'à 13% dans les feuilles sèches). Pour cela, on coupait en juillet les rejets; on les séchait et on les broyait pour les rendre pulvérulents. Pendant les guerres du Premier Empire, cette poudre verdâtre nommée "sumac" atteignit des prix très élevés, à tel point que les coteaux rocailleux et arides où poussaient la plante donnaient à leurs propriétaires des revenus qu'ils n'auraient jamais pu auparavant imaginés! L'écorce contient une matière colorante (jaune rouge pour teindre les cuirs) et les feuilles aussi (une "belle nuance de merdoie assurée" selon Dambourney). Les feuilles ont parfois servi à aromatiser le tabac.

SUMACS EXOTIQUES DE NOS PARCS ET JARDINS:
- Le sumac de Virginie Rhus typhina (Nord Est de l'Amérique du Nord), introduit en 1602, drageonne beaucoup aussi. Les fleurs sont souvent dioïques: les mâles verdâtres, les femelles pourpres. Il se distingue du précédent par des folioles bien plus grands (10 à 12 cm), de forme aiguë, glabre dessus et en nombre plus important en général (de 11 à 31 folioles par feuille composée). Les fruits très velus forment de grosses pyramides compactes cramoisies, puis rouge sombre. Ils sont toxiques (idem pour le latex). Ce sumac est rustique dans toute la France, contrairement au précédent (climat méditerranéen).
- Le vinaigrier Rhus glabra se distingue du précédent par ses rameaux ghlabres et cireux.
- Le sumac toxique Rhus toxicodendron (arbre à la gale), bien plus rare, est présent dans notre jardin de la biodiversité. Il est caractérisé par ses feuilles longuement pétiolées, formées de seulement trois folioles ovales en coeur et ses fruits jaunâtres, ainsi que son port rampant ou grimpant. Son suc très toxique produit des pustules et des ulcérations cutanées, par contact et même par simple évaporation les jours de chaleurs.

Application en phytothérapie


Comme toutes les plantes riches en tanin, la médecine populaire l'emploie comme tous les autres végétaux astringents: hémorragie, maux de gorge, ulcères, hémorroïdes, diarrhées...


Les recettes de cuisine


Les fruits du sumac des corroyeurs sont toxiques tels quels. Certaines populations les apprêtent dans le vinaigre pour en faire des condiments.
Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.