L'Écotourisme en Gironde

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Tamier commun

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Nom commun : 

Tamier commun

Nom latin : 

Tamus communis

Autres noms : 

Herbe aux femmes battues, haut liseron, vigne noire, raisin du diable, vigne sauvage, racine vierge

Famille : 

Dioscoréacées

Origine : 

Europe centrale et du Nord

Taille : 

2 à 4 m

Description


Cette liane (vivace par son rhizome tubéreux, annuelle par sa tige) grimpe comme la vigne et elle a les feuilles du liseron (d'où ses autres noms: haut liseron, racine vierge, vigne noire, vigne sauvage)! Qui pourrait penser que cette liane grêle et senestre, sans vrille, enroulée autour des arbres, est le seul parent européen de la famille des ignames tropicaux? Les racines des deux plantes se ressemblent beaucoup: une sorte d'énorme navet noir (mais blanc à l'intérieur) pouvant peser plusieurs kilogrammes, toxique crue dans les deux cas. Les feuilles, alternes et pétiolées, avec 5-7 nervures bien visibles, ont une forme très caractéristique en coeur luisant et allongé, la pointe vers le bas.
De mai à juillet, les pieds sont soit mâles, soit femelles. Les fleurs vert-pâle forment des épis lâches: longs pour les mâles, courts pour les femelles. Ces dernières donnent des grappes de baies qui mûrissent en automne en prenant une vive couleur écarlate. Chaque baie est de consistance molle, partiellement cloisonnée, avec six pépins marrons et globuleux. Si les rutilantes baies rouges et luisantes sont comestibles pour les oiseaux, elles sont TOXIQUES pour l'être humain. Plusieurs personnes sont morts pour avoir confondues ces baies aux couleurs tentantes avec des groseilles (tout botaniste sait qu'il n'y jamais de groseilles en automne!).
Lors de nos balades dans la nature, nous avons pu admirer de nombreux exemplaires au Parc de Tanaïs (Blanquefort) et au Parc de L'Ermitage (quartier de Lissandre, à Lormont).

Il ne faut pas confondre le tamier avec la SALSEPAREILLE (ou liseron épineux, smilax rude) qui se distingue par une tige vivace avec des vrilles et des épines sur sa tige moins sombre. On l'utilise pour faire mousser diverses boissons rafraichissantes: cet effet est dû à la saponine qu'elle contient.

Application en phytothérapie


USAGE EXTERNE SEULEMENT: NE PAS AVALER (plante vénéneuse)! La racine doit d'abord être bouillie à feu très doux pour détruire les substances (de petits cristaux d'oxalate de calcium pénétrants dans la peau) qui provoqueraient des cloques sur l'épiderme. Puis, on l'écrase. On peut s'en servir alors directement en cataplasme ou lui incorporer de la margarine pour en faire une sorte de pommade. En application sur la peau, on soigne ainsi les arthrites et les rhumatismes. De même, on efface l'oeil au beurre noir et les contusions (d'où son nom "Herbe aux femmes battues"), voire les douleurs de la goutte. Une teinture à 5 % faite à partir du rhizome (ou des fruits du tamier) est efficace contre les petites engelures. La poudre du rhizome servait, jadis, d'anti-poux.


Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.