L'Écotourisme en Gironde

Entrer le nom d'une plante :

Thladiantha dubia

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Nom commun : 

Thladiantha dubia

Nom latin : 

Thladiantha dubia

Autres noms : 

Thladianthe douteuse

Famille : 

Cucurbitacées

Origine : 

Chine du Nord

Taille : 

3 6 m

Description


C'était l'une de nos plantes "chouchou" au jardin de la biodiversité de Mérignac, mais elle a disparue depuis l'hiver 2011-2012 (gel des tubercules imprudemment laissés en terre). Bien que très décorative et facile à cultiver, elle reste rare dans les jardins (le jardin botanique de Talence, au parc Peixotto, en présente plusieurs magnifiques exemplaires très luxuriants !). La plante pousse, plus ou moins à l'état naturel, dans le centre et le sud-est de l'Europe.
La partie aérienne gélive est herbacée (annuelle), mais les tubercules souterrains sont vivaces (comme la pomme de terre). Sa tige, grêle et un peu entortillée, s'accroche au supports verticaux par des vrilles. Les feuilles rappellent celles de l'aristoloche (voir la photographie de droite) : elles sont alternes, longues de 7,5 à 15 cm, rêches sur les deux faces
De juin à septembre, les fleurs, de 15-25 mm, nombreuses (surtout les fleurs mâles), en forme de cloche, ne passent pas inaperçues avec leur couleur d'un jaune vif éclatant (voir la photographie de droite). Pour avoir des fruits, il est préférable de féconder artificiellement à la main les fleurs femelles, avec un pinceau chargé de pollen (pour plus de précisions, voir la fiche "cucurbitacées"). Comme le montre la photographie centrale, ces fruits de 5-7 cm sont fascinants: peau rouge-tomate (rayée verticalement de rouge plus foncé), pulpe jaune appétissante, nombreuses petites graines noires.
Il existe une autre espèce (encore plus rare)de thladianthe: Thladiantha svenorii qui donne aussi un fruit comestible, sensiblement de même volume appelé "luo han guo" par les Chinois), mais noirâtre (voir la photographie de gauche) et très sucré (utilisé comme édulcorant en Chine). Ses feuilles en coeur sont plus grandes (20 cm de long).

CULTURE:
C'est rare chez les cucurbitacées, mais celle-ci semble préférer la mi-ombre (le soleil direct durant toute la journée grille son feuillage). Sa culture est très facile sur un sol humide. Dans notre région, les tubercules passent dans le sol sans problème les hivers normaux, avec un paillis protecteur: il fallu des froids à - 10° (février 2012) pour perdre notre exemplaire du jardin de la biodiversité de Mérignac. Mais, comme il redémarre très tardivement au printemps (comme les chayottes), on risque de les détruire par des pratiques culturales si on a pas pris la précaution de mettre une étiquette, au préalable, pour signaler leur présence. De plus, à notre connaissance, c'est la seule cucurbitacée non indigènes qui se reproduit naturellement: les racines tubéreuses émettent de nouveaux bulbes à une certaine distance de la plante mère!
Voir aussi la fiche "cucurbitacées".

Application en phytothérapie


La médecine chinoise l'utiliserait.


Les recettes de cuisine


En Chine, les fruits (à la saveur agréable) seraient consommés.
Toutes les informations culinaires ou phytothérapeutiques ne sont données qu'à titre indicatif.
Merci de consulter un professionnel de la santé avant toute utilisation.