L'Écotourisme en Gironde

Association de plantes

Très bien étudiées dans les ouvrages de Gertrud Franck, les associations de plantes (polyculture) sont moins victimes d’attaques des parasites que les monocultures.

  • Certaines plantes poussant près d’autres plantes (dans la même terre et non dans des pots!) tiennent les parasites à distance en déroutant leurs sens (surtout olfactifs et visuels) et elles réduisent les maladies: ail contre la cloque des pêchers, ciboulette contre la rouille des rosiers, basilic contre le mildiou de la tomate, tagetes/Å“illets d’Inde contre les maladies cryptogamiques.
  • D’autres ont des propriétés insectifuges (et non insecticides): armoise et lavande contre les pucerons et les chenilles, sauge officinale contre les chenilles, romarin contre les altises, thuya et cyprès contre les piérides du chou, genêt contre les diverses chenilles, variétés anciennes d’œillets d’Inde (tagetes) à odeur forte contre les nématodes, soucis contre les nématodes/limaces, thym contre les limaces/pucerons/fourmis, romarin contre les piérides du chou/mouche de la carotte, ail et rue Ruta graveolens contre tous les insectes!
  • Ou au contraire elles sont très attractives: si vous n’arrivez pas à limiter les insectes nuisibles, pourquoi ne pas leur donner ce qu’ils recherchent pour les fixer sur des plantes-leurres (dont on enlèvera régulièrement les feuilles infestées)? La moutarde attire la piéride et l’altise du chou, les capucines et la camomille les pucerons; quant à l‘aubergine, elle sera sacrifiée aux doryphores de la pomme de terre. Comme toujours, le succès n’est pas garanti à 100%.

Le principe des cultures intercalaires

Ou cultures par rangs alternés, cultures panachées, cultures dérobées. Le principe est de « rentabiliser» au mieux l‘espace disponible: une culture à développement rapide (épinard, laitue, radis) occupe simultanément le terrain avec un légume principal à croissance plus lente (carotte, choux, pois, pomme de terre). Exemples: radis entre les rangs de salades, laitues entre les haricots ou tomates, épinard entre maïs, engrais vert (légumineuse) avec le chou de Bruxelles. C’est d’autant mieux si l’un a un système racinaire superficiel (laitue, choux) et l’autre plus profond (tomate, courge) pour que les plantes n’entrent pas en concurrence dans l’exploitation des ressources nutritives souterraines.


Quelles plantes associer ?

Certaines plantes s’entendent bien et ont des actions positives entre elles (allèlopathie):

  • la laitue se marie avec presque tout le monde sauf avec le persil et le céleri,
  • la bourrache dynamise les crucifères (radis, choux, navets),
  • cucurbitacées et haricot/pois/fève/maïs;
  • poireau et fraise/oignon;
  • tomate et ail/ciboulette/tagète/persil/basilic/capucine,
  • asperge et persil,
  • fraisier et bourrache/laitue/ciboulette/ail,
  • groseilliers et cassis avec raifort,
  • carotte et coriandre/oignons,
  • lavande et rosier, courge et tournesol,
  • fève et pomme de terre,
  • maïs et haricot ou /et potiron,
  • pomme de terre et lin/raifort.

Parmi les plantes ayant les mêmes formes végétatives, je conseillerai:
tomate + aubergine, laitue + chou, carotte + betterave.
Toutefois, le principe de la rotation des cultures devrait théoriquement toujours être choisi prioritairement par rapport au compagnonnage, lorsqu‘on doit choisir entre ces deux options, sauf entre plantes vraiment très amies (haricot + pomme de terre, tomate + basilic, concombre + épinard).


Associations à éviter ...


  • bulbes (ail, oignon) et fagacées (haricot, fève),
  • cucurbitacées et pomme de terre,
  • tomate et pomme de terre,
  • carotte et pomme de terre,
  • tournesol et haricot grimpant…
  • quant au fenouil, c’est un mauvais « voisin » pour la plupart des plantes!

Enfin, ne remplacez jamais un arbre malade par un autre de la même espèce même en bonne santé.