L'Écotourisme en Gironde

Les engrais verts

Semées à la volée sur un sol nu (après une récolte de légumes, avant les gelées hivernales) ou même en culture intercalaire / associée, en particulier lorsqu‘on a pas de surface disponible , ces plantes ont pour vocation de protéger provisoirement (3 à 4 semaines) le sol durant leur pousse dans l‘attente d‘une prochaine culture potagère.

Le principe


  • Ces plantes étouffent les mauvaises herbes, attirent la vie sauvage et éventuellement en améliorent la structure (en particulier les céréales).
  • Puis, après fauchage (souvent en fin d’hiver, avant la montée à graines), il est indispensable de les laisser sécher sur place quelques jours.
  • Ensuite, soit on les laisse en surface (paillis), soit on les enfouit pour enrichir le sol. Dans ce dernier cas, il faudra attendre 15 jours à un mois pour planter ou semer.

Par certains aspects, on peut les assimiler à une sorte de paillage vivant, très intéressant en sols lourds. Ils remplacent le fumier lorsque ce dernier est difficile à trouver. La technique du jardin en lasagnes (« lasagne-bed »), adaptée au sol le plus ingrat (y compris une cour cimentée), utilise le paillis végétal, le carton marron (sans vernis) et le compost pour former des dômes fertiles creusés en leur milieu.

Associer deux types d'engrais verts


Traditionnellement, il est d’usage d’associer deux types d’engrais verts:

  • ceux riches en carbone et dont l’important système racinaire améliore la structure du sol (céréales, sarrasin pour sol pauvre et attractif pour les syrphes, moutarde, phacélie);
  • ceux qui fixent l’azote atmosphérique grâce à des bactéries présentes sur les nodosités des racine (légumineuses ou fabacées comme le trèfle incarnat - à croissance rapide -, la vesce commune et la fève -excellentes pour les terres lourdes-). Les fabacées sont aussi attractives pour les punaises utiles.

Quels engrais verts choisir ?

Le choix des engrais verts s’effectue en fonction du sol.

  • En sol calcaire: la luzerne. Attention: inconvénient d’un fort enracinement durable.
  • En terre acide: le lupin fourrager jaune qui prend appui sur du sarrasin.
  • En terre lourde: la fève ou le lupin bleu associés au seigle ou à l‘avoine.
  • En sol pauvre: le sarrasin.
  • En terrain sec: le mélilot, le lotier corniculé.
  • En tous sols:
    Essayer la moutarde qui est un excellent extracteur de phosphore. La croissance rapide. C'est une plante gélive.
    Le seigle est difficile à enfouir mais rentable car une graine donne deux tiges. Les racines descendent jusqu‘à un mètre.
    Le lin, le soja, la vesce, le pois, le haricot et surtout le fenugrec (gélif) et le curieux limnanthes douglasii ( la répartition des couleurs sur la fleur rappelle un œuf sur le plat ! ).

La réputation de la phacélie en tant qu’engrais vert est en partie usurpée, mais elle attire énormément de pollinisateurs et de prédateurs de pucerons. Elle se ressème d’elle-même et ses abondantes racines limitent la prolifération des « mauvaises herbes».

Certaines plantes à enracinement profond (pois vivace, réglisse, sainfoin, seigle, tournesol) ramènent des profondeurs vers la surface les minéraux entrainées par le lessivage des eaux. La bourrache a la particularité d’être une pompe à nitrates ( d’ailleurs, il est toujours très étonnant de voir ses feuilles sèches brûler comme du papier d’Arménie ! ).