L'Écotourisme en Gironde

Vermicompostage d'appartement

En complément du compost de plein air, la fabrication du compost en appartement (garage, cellier, balcon), beaucoup plus rapide (trois mois) et en petites quantités, devient très tendance. C‘est assez pratique en hiver car la chaleur de l’habitation accélère la décomposition et cela évite de sortir dehors. L’installation peut être à l’extérieur de la maison en dehors des périodes de gel et de fortes chaleurs, mais l‘endroit idéal reste quand même l‘appartement pour offrir le confort optimal (15-25°) aux vers. Leurs déjections constituent le « vermicompost».

Les vermicompostières

Il n’y a pas d’odeur - normalement - et certaines vermicompostières sont très esthétiques, voire même encastrables sous un banc ou dans un meuble!
Munie d’un couvercle (pour éviter que les mouches s’invitent au festin!), la vermicompostière (en polystyrène, en plastique ou en bois) est:

  • soit verticale: constituée d’un empilement de plateaux superposés et finement grillagés,
  • soit horizontale: formée de deux compartiments côte à côte (la cloison mitoyenne et verticale doit être trouée pour permettre le passage des vers). Ce système a une surface plus encombrante que le précédent, mais il est le plus pratique pour la récupération du compost.

Fabriquer sa vermicompostière

Pour démarrer, disposez une litière humide au fond (papier journal sans encre de couleur, déchiré et imbibé d’eau + déchets ménagers finement hachés + terreau de feuilles humides).
Ensuite, l’apport sera régulier (ne vous absentez pas plus d’une semaine, sauf si un voisin serviable peut vous remplacer pendant votre absence), sans être excessif (sinon, le compost devient gluant et malodorant. Dans ce cas, ajoutez alors des matières carbonées, comme le carton et le papier qui absorbent l‘eau et favorisent la reproduction).
Comme les vers n’ont pas de dents et ne sont pas des carnivores, ne mettez pas d’os et de parties végétales trop dures, ni les viandes, ni les œufs. Chaque « chambre » porte une couche de matière de 20 cm d’épaisseur et est maintenue juste humide (faut-il préciser que ces vers ne sont pas doués pour la nage?!).

Quels vers choisir ?

Ces « travailleurs de l’ombre » ne sont pas des lombrics (qui vivent à 20 cm de profondeur), mais des vers de surface spéciaux (ils vivent dans les dix premiers centimètres du substrat): les Eisenias.

Deux espèces sont employées:

  • le ver du fumier ou ver tigré Eisenia foetida ( 100 g de vers pour 5 kg de compost ), indigènes à notre pays, aux anneaux très marqués et à la couleur rouge sombre jaspé de jaune (parfois de gris),
  • le ver rouge californien Eisenia endrei( importé ).

Le mieux est un mélange de ces deux espèces, complémentaires dans leurs actions car le premier préfère les matière en décomposition et le second les matières fraîches. L’effectif de ces humbles artisans double tous les 3 mois (et même en moins de temps). Voraces, ces gloutons mangent, chaque jour, une masse de nourriture comprise entre 50% et 100% de leur poids. N’essayez pas d’introduire ces vers dans votre jardin car ils ne survivent pas dans le sol. L’aération est assurée par des trous en haut et à la base du composteur pour recueillir (en plus du compost) un engrais liquide (jus, thé de compost!) qu‘il faudra diluer (¼ de thé et ¾ d‘eau). Des modèles de vermicompostières pour la maison sont présentés à la Maison écocitoyenne de Bordeaux et au jardin botanique (rive droite) de Bordeaux (entre autres).


La récupération du compost dépend du type de compostière.

  • Pour le modèle horizontal, lorsque le premier bac de compost est rempli, il suffit d’introduire, dans le second bac vide, des déchets végétaux et du carton: les vers affamés migrent horizontalement du premier bac pour passer dans le deuxième.

  • Pour les compostières verticales avec chambres empilées, c’est pareil, mais les vers se déplacent verticalement à condition que la couche de compost du bac inférieur touche le plancher troué du bac juste au dessus (ces vers ne volent pas!).

  • Pour les compostières à un seul compartiment, on retourne le plateau en le laissant sécher un peu, les vers vont au fond, donc il n’y a pas trop de problème pour prélever le compost sans les vers.